Expo “Les sons que l’on ne voit pas”, Maison des Arts et de la Culture de Bischwiller
- 19 janv.
- 3 min de lecture

Début 2025, mon ami d’enfance et musicien Baris Ayhan me propose de documenter la naissance de son premier album. Pendant huit mois, je photographie les répétitions et les sessions d’enregistrement de son groupe, formé pour l’occasion : Les Oiseaux et la Terre.
J’ai carte blanche sur le rendu. Je travaille au plus près des musiciens pour capter les gestes, les silences et les regards.
À l’occasion de leur unique concert, prévu le 18 décembre 2025 à Bischwiller, notre ville d’origine, l’idée d’une exposition s’impose naturellement. Les images trouvent leur place à la Maison des Arts et de la Culture de Bischwiller.
Pourquoi “Les sons que l’on ne voit pas” ?
Pour ce projet photo, je me suis beaucoup inspiré du travail du photographe Roy DeCarava, qui a marqué la Harlem Renaissance en photographiant les artistes de jazz avec un style très particulier, très brut.

Son approche m’a guidé dans ma façon de photographier le groupe. Je voulais rester au plus près des musiciens, dans une lumière sobre, sans mise en scène excessive. Un peu sous l’angle du reportage photo : direct et authentique.
L’idée derrière “les sons que l’on ne voit pas” est simple : je voulais montrer les coulisses d’un projet musical. Toutes ces heures de répétitions, de doutes, de recherches d’harmonie. Tout ce travail invisible qui précède un concert ou la production d’un album/EP.
C’est ainsi qu’est née l’exposition : une série d’images consacrée au processus musical, plus qu’au résultat final.
Collection “Les sons que l’on ne voit pas” - @Nicolas Dietrich
Comment s’est organisé le shooting et l’exposition ?
Pendant le shooting
Pendant les huit mois où j’ai accompagné mon ami Baris Ayhan et son groupe en studio pour photographier leur travail, j’avais carte blanche.
Je tenais quand même à avoir son regard et avis sur les premiers clichés. Il m’a soutenu dans cette direction et m’a encouragé à continuer.
Pendant le jour du concert et exposition
Le jour J, j’installe l’exposition dans le hall de la Maison des Arts et de la Culture de Bischwiller. Les images prennent place quelques heures avant le concert.
Je présente les tirages aux visiteurs et échange avec le public autour de la démarche et du travail réalisé autour du projet.
Les photographies sont également proposées à la vente. La moitié des bénéfices est reversée à l’association de Baris, Musique pour la Paix, qui permet aux enfants de Bischwiller d’accéder plus facilement à des cours de musique.
Mon retour d'expérience
Tout au long de ce projet, j’ai été marqué par la précision des musiciens dans leur recherche d’harmonie. J’ai eu la chance d’assister à ces moments et de faire de belles rencontres, humaines et artistiques.
C’est aussi un privilège de les écouter jouer, chacun avec ses influences, qu’elles soient turques, géorgiennes ou issues du jazz manouche que j’apprécie particulièrement.
Le message porté par Baris et les membres du groupe (le partage, l’échange, le dialogue entre les peuples et les questions de migration) me parle énormément. Je suis fier d’avoir pris part à cette démarche.
Collection "Les sons que l’on ne voit pas" - Galerie en ligne
Les tirages de l’exposition sont toujours disponibles à la vente.
Vous pouvez découvrir l’ensemble de la collection sur mon site galerie et commander le tirage de votre choix : tirage simple, encadré ou impression UV, disponibles en plusieurs formats.
































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